Seul son coiffeur le sait

© Photo Marco Campanozzi, La Presse

Dans un dossier de Sylvie St-Jacques intitulé « Chez le coiffeur » et paru dans La Presse + du jeudi 22 août 2013, on analyse les « confessions sur la chaise »  suite à la sortie du récent essai « Un ethnologue chez le coiffeur », du Français Michel Messu.  Dans le cadre de cet article, La Presse a demandé à Alvaro ses impressions. Voici donc quelques extraits qui en sont tirés.

Un ethnologue chez le coiffeur | Michel MessuCela fait 38 ans qu’Alvaro sculpte les tignasses de la moitié du bottin de l’Union des artistes. Nul doute : le célèbre coiffeur montréalais a en tête assez d’histoires pour alimenter un recueil de mémoires. Ou trois.

Mais voilà : Alvaro voue un respect absolu au fameux adage « seul son coiffeur le sait ». Voilà pourquoi il s’abstient de révéler au vaste monde ses « mémoires de coiffeur des stars ».

« Après tant d’années, il s’installe une confiance. Si je n’avais pas gardé leur confidentialité, il y aurait pu y avoir des conflits », évoque le coiffeur qui, dans son salon de l’avenue Laurier, a accueilli nombre de femmes de politiciens, chanteuses, actrices et personnalités publiques.

Seul son coiffeur le peut

Confessions sur la chaise | La Presse +Si certains butinent d’une chaise à l’autre, collectionnant les rabais d’achats en groupe (les Groupon ou Living Social), d’autres vouent une loyauté quasi religieuse à l’élu de leurs cheveux. Alvaro, qui, selon la légende, a déjà été appelé à la rescousse du chignon d’une comédienne qui s’apprêtait à monter sur la scène du TNM, a reçu en carrière nombre de preuves de fidélité indéfectible.

« Marie-Josée Croze, qui tournait dans un film américain, devait se faire couper les cheveux très courts par le coiffeur du plateau. Elle n’était pas à l’aise avec ça et m’avait téléphoné, pour m’en parler. Au courant de la journée, j’ai reçu un appel de la maison de production qui m’informait que Mme Croze était partie de la chaise du coiffeur. Je pensais que c’était une blague. Mais quelques minutes plus tard, elle traversait mon salon avec les cheveux à moitié coupés, me demandant de finir la coupe. Elle s’est excusée auprès du coiffeur, mais c’était quand même une belle fleur, pour moi. »

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Références

Article écrit par Sylvie St-Jacques
© Photos Marco Campanozzi, La Presse